Guide · 300 communes · Données 2025

Combien de temps faut-il pour vendre un bien immobilier ?

La réponse honnête n'est pas « trois mois ». Nous avons mesuré le délai réel — du diagnostic énergétique à la signature chez le notaire — sur 155 090 ventes de 2025 réparties dans 300 communes françaises, à partir des bases officielles DVF et ADEME.

En bref

En 2025, il s'écoule en médiane 214 jours — environ 7 mois — entre le diagnostic de performance énergétique d'un logement et la signature de l'acte notarié, pour les ventes dont le DPE a moins de 12 mois, sur les 300 communes françaises suivies par vendrebien.com. Ce délai recouvre deux phases : la commercialisation, sur laquelle le vendeur agit par son prix, et la phase compromis → acte, longue d'environ trois mois et incompressible. L'écart entre communes va de 137 jours (Bar-le-Duc) à 267 jours (Paris), et les 10 % de biens les plus rapides trouvent preneur en 97 jours en médiane, soit 2,2 fois moins que la médiane. Sources : DVF+ Cerema (DGFiP) et base DPE de l'ADEME.

214 j
Délai médian, DPE → acte
soit environ 7 mois
97 j
Les 10 % les plus rapides
soit environ 3 mois
184 / 300
Communes où le délai est stable
entre 2024 et 2025 (±15 j)

Pourquoi ce chiffre est plus élevé que celui qu'on vous annonce

Deux durées très différentes portent le même nom. La première est le temps de commercialisation : le nombre de jours entre la mise en ligne de l'annonce et l'offre acceptée. C'est celle que citent la plupart des estimations, et la seule sur laquelle un vendeur agit vraiment — par le prix affiché, la qualité des photos, sa disponibilité pour les visites.

La seconde va du compromis à l'acte authentique. Elle dure environ trois mois — l'ordre de grandeur publié par les Notaires de France — et ne se comprime pas : purge du délai de rétractation de dix jours, instruction du prêt de l'acquéreur, demande des pièces d'urbanisme en mairie, purge d'un éventuel droit de préemption. Aucune de ces étapes ne dépend du vendeur.

Le délai publié sur cette page couvre les deux, du DPE à l'acte. C'est volontaire : c'est la durée réellement vécue par un propriétaire, depuis la décision de vendre jusqu'au virement. Un vendeur qui prépare son projet sur la base des « trois mois » entendus ailleurs se trompe d'environ 4 mois.

Les chiffres qui circulent ailleurs, réconciliés avec le nôtre →

Définition complète : ce que recouvre le délai de vente →

Les chiffres qui circulent, réconciliés

Les durées publiées ailleurs — 79 jours, 98 jours, « 90 à 120 jours » — ne contredisent pas nos 214 jours : elles ne mesurent pas la même chose. Chacune part d'un jalon différent et s'arrête à un jalon différent, et aucune ne couvre la vente entière. Le tableau ci-dessous nomme, pour chaque chiffre, ce qui déclenche le décompte et ce qui l'arrête — c'est là que les écarts se logent.

Le chiffre Départ du décompte Fin du décompte Qui le publie, et quand Ce qu'il ne dit pas
79 j (A-E) · 84 j (F-G) Mise en ligne de l’annonce Non précisé par la source SeLoger, plateforme « Impact DPE » (publication primaire) Étude publiée le 22 mai 2025, situation au 1ᵉʳ janvier 2025 · consulté le 22 août 2026 · source La source parle d’une durée « sur le marché » sans dire ce qui met fin au décompte : offre acceptée, compromis, ou simple retrait de l’annonce. Le périmètre se limite aux annonces du portail, et une annonce retirée puis republiée y recommence à zéro.
≈ 98 j (2026) · 95 à 100 j (2025) Mise en ligne de l’annonce Signature du compromis Aucune publication primaire identifiée : chiffre repris par des éditeurs privés (Qoridor, praxifinance, aubonmandat), qui l’attribuent à SeLoger, MeilleursAgents et au baromètre FNAIM 2025 Repris pour 2026 · consulté le 22 août 2026 · source Nous n’avons pas trouvé de publication primaire portant ce chiffre sous cette forme : il circule de reprise en reprise. Les pages qui l’avancent ajoutent ensuite la phase notariale et concluent à 5 ou 6 mois au total.
90 à 120 j Mise en ligne de l’annonce Contradictoire selon les pages : compromis pour les unes, acte authentique pour les autres Fourchette large sans publication primaire identifiée Relevée les 2 et 16 août 2026, inchangée le 22 août 2026 · consulté le 22 août 2026 Régulièrement attribuée aux Notaires de France — à tort : leurs publications ne contiennent pas ce chiffre (vérifié le 22 août 2026), pas plus que la variante « 70 à 90 j » qu’on leur prête aussi. Les mêmes pages avancent par ailleurs 98 j jusqu’au compromis PUIS 2 à 3 mois d’acte, ce qui est incompatible avec leur propre fourchette lorsqu’elle est présentée comme allant jusqu’à l’acte.
≈ 3 mois Signature du compromis ou de la promesse Signature de l’acte authentique Notaires de France (notaires.fr) — source officielle Page « Les délais après signature », mise à jour le 13 mars 2026 · consulté le 22 août 2026 · source C’est un ordre de grandeur constaté, pas une statistique : la page ne publie ni médiane ni moyenne chiffrée, et ce délai n’est fixé par aucune loi. C’est le seul des repères de ce tableau qui provienne d’une source publique officielle.
214 j (médiane) 97 j (10 % les plus rapides) Date du diagnostic de performance énergétique Signature de l'acte authentique vendrebien.com — publication primaire, à partir de DVF+ Cerema (DGFiP) et de la base DPE de l'ADEME Année 2025 · 155 090 ventes · 300 communes Le DPE est parfois établi quelques semaines avant la mise en ligne de l'annonce : notre jalon de départ est antérieur à celui des autres mesures, et notre durée est donc structurellement plus longue. Seules les ventes dont le DPE a moins de 12 mois sont comptées : les ventes réalisées avec un diagnostic plus ancien, souvent les plus longues, n'y figurent pas.

Aucune statistique publique ne mesure la commercialisation

C'est le point que la plupart des pages passent sous silence. Sur le segment mise en vente → compromis, il n'existe aucune publication officielle : les Notaires de France publient les indices de prix notaires-INSEE, les volumes de transactions et les conditions de crédit, mais aucun délai de commercialisation. Tous les chiffres qui circulent sur ce segment proviennent d'acteurs privés qui mesurent sur leurs propres annonces — ce qui est légitime, mais n'a ni le périmètre ni le statut d'une statistique publique. La fourchette « 90 à 120 jours » est pourtant régulièrement attribuée aux Notaires : nous ne l'avons trouvée dans aucune de leurs publications.

Le seul segment documenté officiellement est le dernier : environ trois mois entre le compromis et l'acte authentique, selon les Notaires de France. Et encore s'agit-il d'un ordre de grandeur constaté, pas d'une médiane calculée.

Le chiffre qui circule décrit le haut du panier, pas le cas courant

Voici la comparaison la plus utile que nous puissions faire, en gardant à l'esprit que les jalons diffèrent et que les durées ne se superposent donc pas exactement. Sur nos 300 communes, les 10 % de biens les plus rapides signent l'acte 97 jours après le diagnostic — soit précisément l'ordre de grandeur des « 90 à 120 jours » présentés ailleurs comme la norme. Autrement dit : la fourchette que lit un vendeur en préparant sa vente correspond, chez nous, au rythme du premier décile. La médiane, elle, est à 214 jours.

L'écart se voit mieux ainsi : 300 de nos 300 communes ont un premier décile inférieur ou égal à six mois, mais seulement 40 d'entre elles y parviennent en médiane. Un vendeur qui calibre son projet sur les chiffres qui circulent ne se trompe pas de source : il prend le rythme des ventes les plus rapides pour le sien.

Reste une part d'écart que nous ne prétendons pas expliquer entièrement. Les pages qui avancent 98 jours jusqu'au compromis concluent à cinq ou six mois jusqu'à l'acte ; nous mesurons 7 mois. Le décalage entre le DPE et la mise en ligne de l'annonce en absorbe une partie — combien exactement, aucune base publique ne permet de le dire, puisque la date de mise en ligne n'est recensée nulle part. Le mode de comptage y contribue aussi : un bien retiré du marché puis remis en ligne remet à zéro le compteur d'un portail, jamais le nôtre, qui court jusqu'à la signature quoi qu'il arrive entre-temps.

En une phrase

Il n'existe pas de « délai de vente » unique : les chiffres publiés mesurent des segments différents d'une même vente. Environ trois mois de commercialisation (98 jours) selon les acteurs privés, environ trois mois entre compromis et acte selon les Notaires de France, et 214 jours du diagnostic à la signature selon vendrebien.com, sur 155 090 ventes de 2025 dans 300 communes. Ces trois chiffres sont compatibles dès lors qu'on nomme leurs jalons.

L'écart qui compte n'est pas entre les villes, il est à l'intérieur de chacune

Entre la commune la plus rapide de notre panel (Bar-le-Duc, 137 jours) et la plus lente (Paris, 267 jours), le rapport est d'environ 1,9 fois. C'est beaucoup — mais c'est une donnée que le vendeur subit : on ne choisit pas où se trouve son bien.

L'écart utile est ailleurs. Dans chaque commune, les 10 % de biens les plus rapides se vendent en 97 jours en médiane, contre 214 jours pour la moitié du marché : un rapport de 2,2 fois, à l'intérieur du même marché local, entre des biens soumis aux mêmes acheteurs et aux mêmes taux. Cet écart-là ne s'explique ni par la ville, ni par la conjoncture — il s'explique par le prix de départ et par la préparation du dossier.

C'est la bonne nouvelle de cette page : un marché lent n'interdit pas de vendre vite. Il rend simplement le prix de départ décisif, là où un marché tendu pardonne une erreur d'estimation.

Ce que ça veut dire pour vous

Si votre bien n'a reçu aucune offre sérieuse après 3 mois de mise en vente — la durée qu'il faut aux biens les mieux positionnés pour trouver preneur —, le signal le plus fiable est que le prix mérite d'être ajusté. Pas la saison, pas les photos.

Réduire son délai de vente : ce qui marche, ce qui ne marche pas →

Entre 2024 et 2025, le délai est stable

Entre 2024 et 2025, le délai de vente médian est resté stable, à ±15 jours près, dans 184 des 300 communes que nous suivons. Il s'est allongé de plus de 15 jours dans 45 d'entre elles et raccourci d'autant dans 71. L'écart médian est de -2 jours.

Nous ne comparons pas avec les années antérieures. Les diagnostics réalisés avant la réforme de juillet 2021 ne figurent pas dans la base de l'ADEME, mais ils restaient valables pour vendre jusqu'au 31 décembre 2024 : les ventes qui les utilisaient échappent à notre mesure, et la composition de l'échantillon change d'une année à l'autre. Une comparaison qui remonte plus loin mesurerait ce changement de base, pas le marché.

Conséquence pratique pour un vendeur : le point de comparaison utile n'est pas le délai d'il y a deux ans, mais le délai actuel de sa commune, et surtout celui des biens qui y partent le plus vite.

Ce qui fait varier le délai

Trois facteurs ressortent de nos 300 communes. Deux sont subis, un seul est un levier.

1. La taille de la commune — à rebours de l'intuition

On imagine volontiers qu'un bien part plus vite dans une grande ville, où les acheteurs sont plus nombreux. Les données disent l'inverse, et de façon régulière : le délai médian croît à chaque palier de population.

Taille de la commune Communes Délai médian 2025
Moins de 25 000 habitants 70 188 j (6 mois)
De 25 000 à 50 000 114 211 j (7 mois)
De 50 000 à 100 000 79 224 j (7 mois)
100 000 habitants et plus 37 231 j (8 mois)

L'explication tient en une phrase : le volume d'acheteurs d'une métropole s'accompagne d'un volume d'offre concurrente au moins équivalent, et de prix plus élevés qui réduisent le nombre d'acquéreurs solvables pour un bien donné.

2. La saison — un levier plus faible qu'on ne croit

En moyenne sur 300 communes, le mois le plus actif de l'année (octobre, 9,5 % des diagnostics de l'année) et le plus creux (août, 6,2 %) sont séparés de moins de trois points. L'activité de mise en vente est donc nettement plus étale que ne le suggère l'idée reçue du « marché de printemps ». Choisir son mois de mise en vente est un ajustement à la marge ; choisir son prix de départ ne l'est pas.

3. Le prix affiché — le seul vrai levier

C'est la conclusion que porte l'écart médiane / premier décile décrit plus haut : à ville identique, à saison identique, à conditions de crédit identiques, un facteur 2,2 sépare les biens qui partent vite de la moitié du marché. Ce facteur n'est ni géographique ni conjoncturel : ces biens-là sont exposés au même marché que les autres, le même mois, dans la même commune. Ce qui les distingue tient à leur positionnement de départ — le prix affiché, et la qualité du dossier qui l'accompagne.

Estimer le juste prix de son bien à partir des ventes réelles →

Si vous mettez en vente ce mois-ci, quand signez-vous ?

Report du délai médian (214 jours, soit 7 mois) et du rythme des 10 % de biens les plus rapides (97 jours, soit 3 mois) sur un calendrier. À lire comme un ordre de grandeur, pas comme une promesse : ces valeurs sont des médianes nationales, et votre commune peut s'en écarter sensiblement.

DPE et mise en vente Signature au rythme médian Si le bien part dans les 10 % les plus rapides
janvier août avril
février septembre mai
mars octobre juin
avril novembre juillet
mai décembre août
juin janvier (+1 an) septembre
juillet février (+1 an) octobre
août mars (+1 an) novembre
septembre avril (+1 an) décembre
octobre mai (+1 an) janvier (+1 an)
novembre juin (+1 an) février (+1 an)
décembre juillet (+1 an) mars (+1 an)

Calendrier d'une vente immobilière, étape par étape →

Où vend-on le plus vite, où vend-on le plus lentement

Les 5 communes les plus rapides

Les 5 communes les plus lentes

Le délai de vente dans votre commune

Les 300 communes publiées, groupées par région. Le délai médian national (214 jours) sert de repère : au-dessus, la commune vend plus lentement que la moitié du panel. Cliquez sur une commune pour son analyse complète — prix au m², impact du DPE, saisonnalité locale.

Île-de-France médiane 228 j 72
Alfortville 216 j
Antony 220 j
Argenteuil 219 j
Asnières-sur-Seine 242 j
Aubervilliers 237 j
Aulnay-sous-Bois 219 j
Bagneux 211 j
Bagnolet 210 j
Bobigny 246 j
Bondy 223 j
Boulogne-Billancourt 245 j
Cergy 235 j
Champigny-sur-Marne 238 j
Chelles 224 j
Choisy-le-Roi 216 j
Clamart 217 j
Clichy 258 j
Colombes 227 j
Corbeil-Essonnes 232 j
Courbevoie 247 j
Créteil 233 j
Drancy 208 j
Épinay-sur-Seine 170 j
Évry-Courcouronnes 240 j
Fontenay-sous-Bois 218 j
Franconville 250 j
Gagny 222 j
Garges-lès-Gonesse 232 j
Gennevilliers 247 j
Issy-les-Moulineaux 246 j
Ivry-sur-Seine 249 j
La Courneuve 240 j
Le Blanc-Mesnil 212 j
Levallois-Perret 256 j
Livry-Gargan 232 j
Maisons-Alfort 231 j
Mantes-la-Jolie 214 j
Massy 229 j
Meaux 238 j
Melun 250 j
Meudon 219 j
Montreuil 218 j
Montrouge 247 j
Nanterre 224 j
Neuilly-sur-Marne 220 j
Neuilly-sur-Seine 237 j
Noisy-le-Grand 234 j
Noisy-le-Sec 203 j
Palaiseau 160 j
Pantin 254 j
Paris 267 j
Poissy 225 j
Pontault-Combault 189 j
Puteaux 251 j
Rosny-sous-Bois 227 j
Rueil-Malmaison 231 j
Saint-Denis 227 j
Saint-Germain-en-Laye 251 j
Saint-Maur-des-Fossés 224 j
Saint-Ouen-sur-Seine 246 j
Sarcelles 220 j
Sartrouville 216 j
Savigny-sur-Orge 224 j
Sevran 211 j
Stains 219 j
Suresnes 242 j
Tremblay-en-France 214 j
Versailles 226 j
Villejuif 248 j
Villepinte 225 j
Vincennes 249 j
Vitry-sur-Seine 251 j
Occitanie médiane 215 j 26
Agde 225 j
Albi 211 j
Alès 214 j
Auch 198 j
Béziers 226 j
Blagnac 219 j
Carcassonne 202 j
Castelnau-le-Lez 216 j
Castres 199 j
Colomiers 206 j
Cugnaux 245 j
Frontignan 199 j
Lunel 200 j
Millau 188 j
Montauban 211 j
Montpellier 250 j
Muret 208 j
Narbonne 203 j
Nîmes 236 j
Perpignan 221 j
Plaisance-du-Touch 217 j
Rodez 232 j
Sète 223 j
Tarbes 231 j
Toulouse 240 j
Tournefeuille 174 j
Nouvelle-Aquitaine médiane 209 j 22
Agen 203 j
Anglet 209 j
Angoulême 196 j
Bayonne 238 j
Bègles 190 j
Bergerac 208 j
Bordeaux 242 j
Brive-la-Gaillarde 192 j
Châtellerault 189 j
La Rochelle 210 j
La Teste-de-Buch 211 j
Limoges 226 j
Mérignac 205 j
Mont-de-Marsan 186 j
Niort 190 j
Pau 222 j
Périgueux 227 j
Pessac 193 j
Poitiers 221 j
Saint-Médard-en-Jalles 182 j
Talence 221 j
Villenave-d'Ornon 216 j
Auvergne-Rhône-Alpes médiane 225 j 20
Annecy 215 j
Annemasse 235 j
Bourg-en-Bresse 204 j
Bron 239 j
Caluire-et-Cuire 225 j
Chambéry 224 j
Clermont-Ferrand 245 j
Échirolles 211 j
Grenoble 251 j
Lyon 254 j
Montélimar 194 j
Oullins-Pierre-Bénite 222 j
Saint-Étienne 233 j
Saint-Martin-d'Hères 209 j
Saint-Priest 232 j
Thonon-les-Bains 216 j
Valence 219 j
Vaulx-en-Velin 208 j
Vénissieux 233 j
Villeurbanne 244 j
Bourgogne-Franche-Comté médiane 203 j 20
Audincourt 242 j
Autun 183 j
Auxerre 203 j
Beaune 203 j
Belfort 217 j
Besançon 214 j
Chalon-sur-Saône 211 j
Chenôve 217 j
Dijon 217 j
Dole 189 j
Le Creusot 188 j
Lons-le-Saunier 187 j
Mâcon 231 j
Montbéliard 203 j
Montceau-les-Mines 198 j
Nevers 219 j
Pontarlier 188 j
Sens 187 j
Talant 189 j
Vesoul 193 j
Bretagne médiane 189 j 20
Brest 212 j
Bruz 179 j
Cesson-Sévigné 228 j
Concarneau 161 j
Fougères 187 j
Guipavas 140 j
Hennebont 194 j
Lamballe-Armor 169 j
Landerneau 175 j
Lanester 161 j
Lannion 188 j
Lorient 194 j
Morlaix 205 j
Ploemeur 141 j
Quimper 189 j
Rennes 231 j
Saint-Brieuc 205 j
Saint-Malo 217 j
Vannes 221 j
Vitré 176 j
Centre-Val de Loire médiane 212 j 20
Blois 219 j
Bourges 189 j
Chartres 217 j
Châteauroux 191 j
Dreux 193 j
Fleury-les-Aubrais 231 j
Joué-lès-Tours 238 j
Lucé 241 j
Olivet 230 j
Orléans 220 j
Romorantin-Lanthenay 168 j
Saint-Avertin 186 j
Saint-Cyr-sur-Loire 216 j
Saint-Jean-de-Braye 208 j
Saint-Jean-de-la-Ruelle 176 j
Saint-Pierre-des-Corps 181 j
Saran 190 j
Tours 224 j
Vendôme 225 j
Vierzon 168 j
Grand Est médiane 197 j 20
Bar-le-Duc 137 j
Châlons-en-Champagne 194 j
Charleville-Mézières 198 j
Chaumont 166 j
Épernay 207 j
Épinal 187 j
Laxou 214 j
Longwy 228 j
Lunéville 177 j
Nancy 233 j
Reims 219 j
Romilly-sur-Seine 188 j
Saint-Dié-des-Vosges 182 j
Saint-Dizier 184 j
Sedan 211 j
Toul 175 j
Troyes 230 j
Vandœuvre-lès-Nancy 226 j
Verdun 206 j
Villers-lès-Nancy 195 j
Hauts-de-France médiane 202 j 20
Amiens 216 j
Arras 216 j
Beauvais 233 j
Boulogne-sur-Mer 196 j
Calais 180 j
Cambrai 191 j
Compiègne 233 j
Creil 215 j
Douai 212 j
Dunkerque 172 j
Lens 200 j
Liévin 193 j
Lille 232 j
Marcq-en-Barœul 197 j
Roubaix 205 j
Saint-Quentin 204 j
Tourcoing 190 j
Valenciennes 210 j
Villeneuve-d'Ascq 181 j
Wattrelos 184 j
Normandie médiane 198 j 20
Alençon 183 j
Caen 215 j
Cherbourg-en-Cotentin 183 j
Dieppe 241 j
Évreux 209 j
Fécamp 204 j
Hérouville-Saint-Clair 231 j
Le Grand-Quevilly 180 j
Le Havre 222 j
Le Petit-Quevilly 207 j
Lisieux 203 j
Louviers 162 j
Mont-Saint-Aignan 235 j
Montivilliers 173 j
Rouen 249 j
Saint-Étienne-du-Rouvray 181 j
Saint-Lô 184 j
Sotteville-lès-Rouen 193 j
Vernon 181 j
Vire Normandie 156 j
Pays de la Loire médiane 197 j 20
Angers 216 j
Beaupréau-en-Mauges 162 j
Challans 178 j
Chemillé-en-Anjou 164 j
Cholet 200 j
Couëron 192 j
La Roche-sur-Yon 197 j
Laval 183 j
Le Mans 204 j
Les Sables-d'Olonne 198 j
Montaigu-Vendée 156 j
Nantes 231 j
Orvault 185 j
Rezé 204 j
Saint-Herblain 196 j
Saint-Nazaire 209 j
Saint-Sébastien-sur-Loire 207 j
Saumur 170 j
Sèvremoine 171 j
Vertou 200 j
Provence-Alpes-Côte d'Azur médiane 224 j 20
Aix-en-Provence 249 j
Antibes 220 j
Arles 198 j
Aubagne 242 j
Avignon 234 j
Cagnes-sur-Mer 209 j
Cannes 234 j
Draguignan 216 j
Fréjus 213 j
Gap 209 j
Grasse 252 j
Hyères 227 j
Istres 207 j
La Seyne-sur-Mer 231 j
Le Cannet 202 j
Marseille 240 j
Martigues 192 j
Nice 245 j
Salon-de-Provence 215 j
Toulon 234 j

Questions fréquentes

Combien de temps faut-il pour vendre un bien immobilier en France ?

Sur les 300 communes françaises que nous suivons, il s'écoule en médiane 214 jours — environ 7 mois — entre le diagnostic de performance énergétique d'un logement et la signature de l'acte notarié, pour les ventes dont le DPE a moins de 12 mois (année 2025, 155 090 transactions croisées DVF×DPE). L'écart entre communes est large : de 137 jours à Bar-le-Duc à 267 jours à Paris.

Pourquoi ce délai est-il plus long que les « trois mois » souvent cités ?

Parce que deux durées différentes sont couramment appelées « délai de vente ». La première est le temps de commercialisation : trouver un acquéreur. La seconde va du compromis à l'acte authentique et dure environ trois mois selon les Notaires de France, le temps de purger le délai de rétractation, d'obtenir le prêt, de réunir les pièces d'urbanisme et de purger un éventuel droit de préemption. Notre mesure couvre les deux, du DPE à l'acte : c'est le délai réellement vécu par un vendeur, jusqu'au virement.

Pourquoi lit-on « 98 jours » ailleurs et 7 mois ici ? Qui a raison ?

Les deux chiffres sont compatibles : ils ne mesurent pas le même segment de la vente. Les 98 jours couramment repris vont de la mise en ligne de l'annonce à la signature du compromis, et proviennent d'acteurs privés mesurant sur leurs propres annonces — aucune statistique publique ne documente ce segment. Les Notaires de France, eux, indiquent environ trois mois entre le compromis et l'acte authentique. Notre mesure part du diagnostic de performance énergétique et s'arrête à l'acte : 214 jours en médiane sur 300 communes en 2025. Elle est plus longue parce qu'elle commence plus tôt et finit plus tard : 98 jours jusqu'au compromis plus environ trois mois jusqu'à l'acte donnent six mois, contre 7 mesurés du DPE à l'acte. À titre de repère, les 10 % de biens les plus rapides signent en 97 jours : c'est l'ordre de grandeur des « 90 à 120 jours » présentés ailleurs comme la norme.

Peut-on vendre nettement plus vite que la médiane ?

Oui, et l'écart est considérable. Les 10 % de biens les plus rapides se vendent en 97 jours en médiane sur nos 300 communes, soit environ 2,2 fois moins que la médiane (214 jours). Ce n'est pas une question de chance : à marché égal, l'écart se joue d'abord sur le prix affiché au départ, puis sur la qualité du dossier de vente.

Le délai de vente s’allonge-t-il en France ?

Non, pas sur la dernière année mesurée. Entre 2024 et 2025, le délai médian est resté stable (à ±15 jours près) dans 184 des 300 communes que nous suivons ; il s'est allongé dans 45 et raccourci dans 71. L'écart médian est de -2 jours. Nous ne remontons pas avant 2024 : les diagnostics réalisés avant la réforme de juillet 2021, absents de la base de l'ADEME, restaient valables pour vendre jusqu'à fin 2024, ce qui rend les années antérieures peu comparables.

Vend-on plus vite dans une grande ville ?

Non, c'est l'inverse. Le délai médian croît avec la taille de la commune : 188 jours pour les communes de moins de 25 000 habitants, 211 jours pour les communes de de 25 000 à 50 000, 224 jours pour les communes de de 50 000 à 100 000, 231 jours pour les communes de 100 000 habitants et plus. Le volume d'acheteurs d'une grande ville va de pair avec un volume d'offre concurrente au moins aussi important, et des prix plus élevés qui réduisent le nombre d'acquéreurs solvables.

Méthodologie

Sources. Les ventes proviennent de DVF+ Cerema (Demandes de valeurs foncières, DGFiP, open data géolocalisée). Les diagnostics proviennent de la base DPE de l'ADEME (dataset dpe03existant). Deux bases publiques et officielles, aucune estimation algorithmique.

Ce que nous mesurons. Aucune base publique ne recense la date de mise en ligne des annonces. Nous utilisons donc un jalon vérifiable : la date du DPE, obligatoire dès la publication de l'annonce et donc réalisé, le plus souvent, juste avant la mise en vente. Chaque vente DVF est rapprochée du diagnostic d'un logement situé à moins de 30 mètres et de surface comparable (± 15 % pour les appartements, ± 20 % pour les maisons), établi entre 7 et 365 jours avant l'acte. Parmi les diagnostics candidats, le plus ancien est retenu — celui de la mise en vente, et non un diagnostic refait après le compromis.

Fiabilité. L'indicateur est un proxy du temps de commercialisation, robuste pour comparer des communes entre elles. Il ne compte que les ventes dont le DPE a moins de 12 mois (86 % des ventes rapprochées) : une vente conclue avec un diagnostic plus ancien, souvent plus longue, n'y figure pas, et le chiffre sous-estime donc les ventes les plus lentes. En immeuble, le diagnostic d'un appartement voisin de même surface peut encore être retenu à tort. Les transactions que nous ne parvenons pas à rapprocher sont exclues du calcul, et le taux de rapprochement est affiché sur chaque page commune.

Période. Les chiffres portent sur l'année 2025 (155 090 transactions rapprochées). La tendance est calculée de 2024 à 2025 : avant 2025, une partie des vendeurs utilisait encore un DPE antérieur à la réforme de juillet 2021, absent de la base de l'ADEME.

Correction du 21 septembre 2026. Jusqu'à cette date, nous rapprochions chaque vente du plus ancien diagnostic trouvé dans les 730 jours précédant l'acte. Un contrôle de biais a montré que cette règle allait trop souvent chercher le diagnostic d'un logement voisin ou d'une ancienne mise en location, et d'autant plus que la base de l'ADEME vieillissait : elle affichait 411 jours de délai médian et un allongement « dans 288 communes sur 300 » qui mesuraient l'âge de la base, pas le marché. Nous avons borné la fenêtre à 12 mois et recalculé toutes les communes. Le détail des tests est disponible sur demande.

Périmètre et anonymisation. 300 communes réparties sur 12 régions, retenues pour disposer d'un volume de transactions suffisant. Aucun agrégat reposant sur moins de 5 biens n'est publié, et aucune adresse précise n'est diffusée.

Chiffres librement réutilisables, y compris par la presse, sous réserve de citer la source « vendrebien.com » avec un lien vers cette page.

Le classement région par région

Une étude par région : le classement des villes de la plus lente à la plus rapide, la médiane régionale et son écart avec la médiane nationale.

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