Les données du marché

Coefficient d’énergie primaire — le chiffre qui a changé votre étiquette DPE

Aussi appelé : CEP · facteur de conversion en énergie primaire · coefficient de conversion de l’électricité · PEF

Définition

Le coefficient d’énergie primaire (CEP) est le facteur par lequel on multiplie l’électricité réellement consommée par un logement pour obtenir son « énergie primaire », la grandeur qui détermine l’étiquette du DPE. Il est passé de 2,58 à 2,3 lors de la réforme de juillet 2021, de 2,3 à 1,9 au 1er janvier 2026 (arrêté du 13 août 2025), et passera à 1,7 au 1er janvier 2027 (arrêté du 19 août 2026). À consommation strictement identique, un logement chauffé à l’électricité obtient donc une meilleure étiquette après chaque baisse, sans travaux.

Le chiffre
850 000 logements

sortent du statut de passoire thermique du seul fait du passage à 1,9, sur les 4,8 millions de passoires recensées au 1er janvier 2023.

Estimation du ministère de la Transition écologique. Elle porte sur le parc de résidences principales, pas sur les seuls logements mis en vente.

Pourquoi un coefficient, et pourquoi il bouge

Le DPE ne note pas l’énergie que vous payez, mais l’énergie qu’il a fallu produire pour vous la livrer. Pour le gaz ou le fioul, la différence est faible. Pour l’électricité, elle dépend du rendement du parc de production : c’est le rôle du coefficient d’énergie primaire.

La France appliquait un coefficient national de 2,3, calculé sur la programmation pluriannuelle de l’énergie. Elle applique désormais la valeur par défaut retenue au niveau européen. Le sens du mouvement est constant : un mix électrique moins carboné et plus efficace justifie un coefficient plus bas, donc une pénalité moindre pour les logements chauffés à l’électricité.

Ce que ça change quand on vend

Aucun logement ne voit son étiquette baisser du fait de ce changement — le Gouvernement l’écrit explicitement. En revanche, un bien chauffé à l’électricité peut gagner une classe, et un bien classé F peut cesser d’être une passoire thermique.

Le gain n’est pas cosmétique. Sortir des classes F et G, c’est sortir du calendrier d’interdiction locative qui pèse sur la demande — et donc sur le prix qu’un acquéreur investisseur est prêt à mettre. Attention toutefois : un bien passé de F à E reste soumis à l’audit énergétique, obligatoire pour la classe E depuis le 1er janvier 2025, et à l’échéance locative de 2034.

Vous n’avez pas à refaire un diagnostic pour en bénéficier : une attestation de nouvelle étiquette se télécharge gratuitement sur l’Observatoire DPE-Audit de l’ADEME, sans nouvelle visite d’un diagnostiqueur. Votre DPE d’origine reste valable dix ans et conserve sa valeur juridique.

Pourquoi nos chiffres n’en tiennent pas compte

Les étiquettes que nous publions viennent des diagnostics déposés dans la base publique de l’ADEME entre 2022 et 2025 : elles ont donc été calculées avec un coefficient de 2,3, celui en vigueur à leur date.

Nous ne les recalculons pas, et c’est délibéré. La base publique ne donne ni le mode de chauffage ni la consommation par vecteur d’énergie pour chaque logement : rien ne permet donc de savoir lesquels basculeraient. Estimer ce reclassement reviendrait à publier un chiffre que la donnée ne porte pas. Nous datons le régime de calcul sur chaque page, plutôt que de corriger à l’aveugle.

Sources

Les données du marché — autres définitions

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